De gauche à droite : Fabrice, Eric, Freddy et David
Le samedi 29 mars 2026, Ils étaient cinq du Vélo Club de Roubaix Cyclotourisme — Eric, Fabrice, Freddy, David et Didier — à prendre le départ de la cyclo Gand-Wevelgem “In Flanders Fields”. Une participation qui marque, à sa manière, le retour du club sur ces grandes classiques cyclotouristes. Pas pour faire un chrono. Pas pour performer. Mais pour vivre quelque chose ensemble. 95 kilomètres au programme, avec en toile de fond les Monts de Flandres… et un nom qui résonne : le Mont Kemmel.
Mais ici, rouler ne se résume pas à pédaler...
Vivez l'expérience de l'équipe à travers le reportage de Didier :
David, le cinquième mousquetaire ! (en jaune)
Cette cyclo traverse une terre chargée d’histoire. Celle des combats de la Première Guerre mondiale. Celle des soldats venus de loin. Celle des silences lourds. Nous sommes passés devant le cimetière néo-zélandais, la Porte de Menin, puis en direction de l’ossuaire au pied du Mont Kemmel.
À ces moments-là, le vélo devient autre chose. On roule, oui… mais on ressent.
Une journée qui commence bien avant le départ Participer à une classique, c’est une histoire qui commence bien avant le jour J.
On en parle. On s’organise. On s’entraîne. On s’inscrit. Et surtout… on imagine.
Puis arrive ce samedi matin. Réveil tôt. Les gestes sont précis, presque rituels. Les vélos sont chargés sur la plateforme. Direction la Flandre. À l’arrivée, l’ambiance est déjà là.
Des milliers de cyclistes, des langues différentes, une même excitation.
Et puis ce moment simple : le départ.
Les premiers coups de pédale. Le ciel bleu. Le soleil qui s’invite doucement.
Et nous quatre, ensemble. Rouler ensemble, vraiment Très vite, le ton est donné. On discute. On plaisante. On profite. Et dès que la route s’élève… chacun devient un peu champion. Les petits défis commencent. On appuie un peu plus fort. Mais toujours avec une règle tacite : On s’attend en haut. On repart ensemble. C’est ça, le cyclotourisme.
Chacun son défi, un même esprit Pendant ce temps-là, un autre membre du club, David, avait fait un choix différent : s’élancer seul sur le parcours de 150 kilomètres. Un défi personnel, plus long, plus exigeant. Il est allé au bout. Il a franchi la ligne. Il est reparti avec sa médaille. Et c’est aussi ça, l’esprit du club.
Rouler ensemble quand on le choisit. Se lancer seul quand on en ressent le besoin. Mais toujours partager la même passion.
Les imprévus font aussi partie de l’histoire, puis la réalité du vélo nous rattrape. Une chute. Fabrice à terre. Plus de peur que de mal heureusement. Mais le vélo, lui, est touché. On s’arrête. On souffle. On vérifie. On plaisante à nouveau, parce que c’est aussi comme ça qu’on fait retomber la tension. On repart. Mais un nouvel incident mécanique vient compliquer la suite.
Alors on fait un choix. Pas celui de forcer. Pas celui d’aller au bout coûte que coûte. Celui de rester fidèles à ce qu’on est. On part ensemble. On revient ensemble. Une autre fin… mais les mêmes souvenirs Nous décidons de rentrer en empruntant une partie du parcours des professionnels qui rouleront le lendemain. Une manière de prolonger le plaisir. Une manière aussi de se dire : “Demain, on reconnaîtra cet endroit à la télé.”
À l’arrivée, chacun récupère son souvenir. Un maillot, une médaille. Mais soyons honnêtes. Ce n’est pas ça qu’on ramène vraiment avec nous. Ce qu’on garde On garde les rires. Les regards échangés. Les moments de doute. Les blagues au bord de la route. Les photos prises à la volée.
Et cette sensation simple et puissante : Avoir vécu quelque chose ensemble. Avec près de 7000 participants, nous étions une goutte d’eau. Mais une goutte soudée. Et ce n’est qu’un début Une promesse a été faite. On reviendra. Et cette fois, on ira au bout. Avec Fabrice. Avec son vélo réparé. Ensemble.
Vélo Club de Roubaix Cyclotourisme. On part ensemble. On revient ensemble.